Chimeres et Tourbillons

09 août 2013

Une histoire banale

feu-d-artificeC'est l'histoire d'un chien, mon chien qui a eu peur des feux d'artifices. Il était 00h30 quand le ciel a pétaradé et s'est couvert de couleurs, mais ça mon chien il s'en foutait des couleurs, il était terrorise par le bruit.

Je suis sortie le rassure mais rien n'y a fait, il tremblait de tout ses membres. Je l'ai installe a la maison, la porte ouverte et suis allée me coucher.

A 3h00, je me suis levée, réveillée par je ne sais quoi. La nuit était redevenue calme mais mon chien s'était enfui. J'ai fait le tour de la résidence en l'appelant tout doucement pour ne réveiller personne mais il n'est pas venu.

motoIl est 10h30 ce matin lorsque mon téléphone sonne.

-" C'est la clinique du bled qui est a 13 km de la ou vous habitez, nous avons trouve votre numéro grâce a la microship, votre chien est la."

-"Quel chien, je n'ai pas de chien chez vous...."Et la, je réalise que si, il est possible que j'ai un chien chez eux, celui que j'ai cherche toute la nuit."que s'est il passe? Comment va-t-il?"

-" A 3h00 ce matin, il a croise la nationale et une moto l'a percute. Les jeunes nous l'on ramené. Nous avons fait tout ce que nous avons pu mais la jambe, le thorax...il ne s'est pas réveillé"

-"......"

-"Vous comprenez ce que je viens de vous dire.....il est mort, madame."

-"....et le jeune, comment va-t-il?"

-"Bien, c'est une jeune d'ici. Il a appelé des amis pour apporter le chien mais c'était trop tard."

ripAlors le Rital est allé a la clinique pour signer les papiers de l'incineration.

Il s'appelait Doum, il avait 10 ans et vivait avec nous depuis 4 mois. Il avait été abandonne en Espagne par des français, était reste 2 ans entre les barreaux d'un coral avant qu'on l'adopte.

Le Rital et moi sommes sous le choc...il va falloir l'annoncer aux enfants. Pleins d'images passent dans notre tête, beaucoup de sentiments contradictoires aussi. Il va beaucoup nous manquer.

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Posté par jugre à 12:07 - La vie sur terre - Commentaires [0]

07 août 2013

Souviens-toi

soiree bleuEnfouie au fond d'un placard entre des raquettes de tennis dont on ne se sert pas et les vielles serviettes de toilettes, elle n'avait pas change, pas pris un gramme de poussière. Quand je l'ai vu, j'ai eu un peu d'hesitacion: l'ouvrir ou la laisser la sans y toucher.

Je savais qu'elle était la, je ne l'avais pas oublie, c'est juste que je l'avais occulte. Plus de 2 ans déjà qu'elle séjourne au fond du placard, je l' avais mise a cet endroit car je ne lui trouvais aucune place ailleurs. A ce moment la, j'avais des cartons a ranger, des sacs poubelles a trier, elle était le dernier vestige de cette époque douloureuse ou nous avions perdu Mémé. Je frôlais l'overdose de souvenirs, il avais fallu en un temps recors caser tout son monde dans la maison. Je refusais obstinément de mettre quoi que ce soit a la poubelle, si c'était important pour elle, cela devait le devenir pour moi

Alors j'ai trie méthodiquement les photos, ranger les vêtements, donner ceux qui ne pouvaient pas me servir, entasser un bric a brac tout aussi hétéroclite que farfelu, au bout de quelques semaines, c'était fait. Nous n'avions fait qu'un, elle était chez moi.

Pourtant il restait cette valise en cuir marron emplie de draps, de taies d'oreiller et de traversin. Ils sentaient la violette et rien que l'ouverture me faisait pleurer, alors je la refermais et l'ai entreposée...pour plus tard.

Mais il y a quelques jours, la Chouine a fait le grand ménage et a sortie la valise du fond de son placard. Nous l'avons ouverte tout doucement comme si elle allait se dématérialiser entre nos mains, les senteurs du parfum ont titille mes narines et j'ai souri cette fois.

-"Ils sont super beaux ces draps, pourquoi tu ne les mets jamais?"

-"Ils étaient a Mémé, chérie"

-"Ah...mais ça sert a quoi de les garder si tu les utilises pas?"

-"....Pourquoi tu les veux?"

-"J'aimerai bien..mais seulement si tu veux toi."

Alors j'ai dit oui, un par un ils sont sorti de la vielle valise, un par un je les ai senti, hume avant de les mettre a laver. Après tout, c'était sa grand-mère et je suis certaine qu'elle serait d'accord. 

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Posté par jugre à 09:20 - La vie sur terre - Commentaires [0]

05 août 2013

Cultiver sa difference.

altea3Force est de constater que je suis toujours aussi blanche l'été. Je n'y met pas du mien, c'est sur (il est difficile de bronzer au travers de pantalon long), a tel point que les touristes se demandent si je ne viens pas de débarquer.

Dans un sens, je n'ai pas vraiment le temps de m'etendre sur la plage ou au bord de ma piscine. Mais ce n'est pas une excuse car de nombreuses copines arborent une peau bien tannée, un bronzage parfait depuis quelques mois déjà.

Mon secret: ne jamais me mettre au soleil, tout d'abord parce que je brûle donc je souffre et puis parce que je m'ennuie a être allongée des heures sur un transat. Si je m'endors (ce qui ne manque jamais d'arriver), j'ai un bronzage uni face, si je lis, certaines parties de mon corps ne voient pas les rayons, c'est toute une science de bronzer de manière homogène.

 

altea2En plus je suis toujours en pantalon, je n'aime pas les jupes ni les robes donc pourquoi bronzer, cela ne me sert a rien. Pendant le déjeuner, il fait trop chaud donc je me planque sur mon canapé, quand je rentre le soir, il n'y a plus de soleil.

Ce que j'aime, c'est mettre mes jambes dans l'eau lorsque la nuit est tombée, sirotée un verre dans ma piscine. Il n'y a pas de bruit, on entend encore les cigales, j'ecoute les clapotis de l'eau. Avoir les jambes qui trempent me soulagent de mes journées, me rafraîchit. Je discute tranquillement avec le Rital quand les autres ont renonce aux plaisirs aquatiques se préparant dans leur intérieurs pour une sortie nocturne. 

 

 

altea4L'été, je vis le soleil par procuration pourtant la plage n'est pas si loin pour ne pas dire tout près puisque de ma Boutique je la vois, je l'entend, je la sens et cela me suffit. Les photos affluent dans mon ordinateur, des amis, des connaissances m'envoient leur moment de jeux a Aqualandia, leur barbecues sur la plage, leur pique nique improvises en famille. Mais rien a faire, l'été ce n'est pas pour moi, la seule chose qui me fait sortir de ma tanière c'est le travail, seul lui me motive, le reste je le laisse aux autres.

Je ne suis d'aucune  fiesta radicalement contre le lâché de vaches dans les rues des villes, n'aimant pas me mélanger a la foule lors des bals . De ma terrasse je profite des feux d'artifices explosant dans le ciel au rythme des tambours et des trompettes.

Un peu comme la fourmi, j'accumule les heures sachant pertinemment que cette manne de touristes bientôt disparaîtra. Alors la plage sera tout a moi et je profiterai pleinement de mon été indien. A chacun son tour!

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Posté par jugre à 19:47 - Commentaires [0]

Ne grandis pas!

aquarium en vrai-"Maman, je suis grande maintenant tu sais, alors les peintures de princesse dans ma chambre le n'en veux plus."

-"Ah...alors tu veux quoi a la place?"

-"Je n'en sais trop rien mais j'aimerai une chambre de grande."

Ma Chouine a grandi sans que je m'en aperçoive (pourtant sa pointure 38-39 aurai du m'alerter) et je me rends compte que cette chambre d'enfant n'avait pour but que de me rassurer, j'aimais la voir dans cette environnement rose et fushia, le plaid avec des ours, des coussins rassurants, mais aujourd'hui je dois me rendre a l'evidence, c'est fini. Il me faut la laisser s'exprimer, écouter ses goûts et ses revendications.

-"D'accord, ce week end, nous allons ranger ta chambre, trouver ensemble de nouveaux objets, un nouveau décor qui te correspondra mieux."

Quelques heures plus tard, les tableaux de princesse avaient et remise dans la casita au fond du jardin avec les barbies et les poupées. Nous avons fait les brocantes ensemble dimanche matin pour remplacer ce vide.

J'ai beaucoup aime ce tête a tête mère-fille même si il clôturait définitivement la petite enfance. En achetant ses trouvailles j'ai eu un pincement au coeur, mais c'est ainsi, les enfants ne nous appartiennent pas, il faut les accompagner sur la route de l'autonomie.

Elle a trouve des tableaux de Paris avec la tour Eiffel (roses quand même), un grand miroir, un petit fauteuil crapaud violet, et même si les couleurs sont semblables, quand je regarde sa chambre maintenant, je vois une chambre d'ado dans laquelle elle s'enfermera pour vivre ses histoires, ses rêves, en solitaire loin de moi. Elle m'a échappé.

Il y a de nombreuses années, je l'avais fait aussi. Ce qui me rassure, c'est que dans ce ras de marrée des jouets exclus, elle a tout de même conserve les playmobil, l'a-t-elle fait pour me rassurer?

Il ne me reste que le bébé chat a dorloter et encore pas bien longtemps,. car lui aussi grandi trop vite.

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Posté par jugre à 10:23 - Les ports - Commentaires [0]

02 août 2013

Une maman d'adoption

portrait de familleCela fait plusieurs mois que la Chouine me demande, plus ou moins subtilement d'ailleurs de faire un bébé, un petit frère ou une petite soeur au choix. Mais comment lui dire que : non, c'est fini, définitivement, irrévocablement pour ne pas la blesser. 

Au début, j'etais assez soft dans mes réponses mais vu qu'elle avait décidé de ne pas comprendre j'ai du me montrer plus...réaliste. Car franchement un autre bébé, cela me gonfle. Déjà je ne supporte pas ceux des autres, je trouve ça mignon..de loin et encore si il n'y avait que le bébé, car les discussions qui tournent autour m'interressent autant que celles sur la politique en France menée par le gouvernement.

Il y a quelques années, j'aurai réfléchi mais fillette, je ne t'ai pas attendu pour me poser les questions et toutes tes revendications ne me feront pas céder. C'est mon ventre et je suis a même de décider ce que j'en fais mais ne t'inquiete pas, ton tour viendra toi aussi dans quelques années et ce ne seront pas mes suppliques de vouloir être grand mère qui changeront ton avis. Donc fiche moi la paix.

Mais parfois, il y a des surprises

bbchElle avait plus ou moins renoncée, quand par hasard un soir de pleine lune (il n'y a que ces nuits la qu'il y a des miracles), j'entends des cris provenant de mon jardin. J'ai bondi (par réflexe) en dehors de mon lit (souvenirs lointains mais marquants des non-nuits de ma Chouine). Je sors guidée par les appels d'un chat qu'on égorgé. J'aurai tout aussi bien pu me fier aux aboiements des chiens qui ont je pense, réveillés toute la colline endormie.

Le Poilu gratte la terre pendant que je scrute les arbres, agitant mon sac de croquette a la recherche d'un félin égaré, apeuré par mes 2 matous surexcités. Ne voyant rien la haut, je regarde en bas et je vois un petit truc sous la patte du Poilu qui bouge.

C'est un chat, un bébé chat, tout petit qui hurle a s'en exploser les poumons. Le Poilu peine a me laisser le prendre, mécontent d'avoir a me donner son nouveau jouet.

Il est presque 1h00 et je suis sur internet, les cris déchirants en bruit de fond a chercher ce qu'il faut faire et surtout ne pas faire dans ce cas la. Me laissant guider par celles déjà passées par la (un grand merci aux blogs et forum), je me débrouille attendant désespérément que le jour se lève pour courir chez le veto.

Il y a maintenant 2 semaines que la bestiole est avec nous et que la Chouine est décrétée "maman plein temps" ( elle commence même a avoir des cernes sous les yeux, je rigole dans mon coin), elle prépare et donne les biberons, est devenue experte en massages de ventre, change les linges, supporte calmement les caprices y exigences du truc (il n'a toujours pas de nom) qui a ouvert les yeux (ouf )...

Donc si vos enfants vous tannent pour avoir un autre enfant et que ce n'est pas votre souhait, priez le ciel pour qu'un soir de pleine lune, un chaton tombe sous les pattes de votre chien, ils auront alors un petit aperçu (car un chaton grandit vite, trop vite) de la lourde responsabilité d'assumer un bébé!

 

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Posté par jugre à 13:50 - La capitainerie - Commentaires [0]

01 août 2013

Non, ne pars pas.

a route en motoJe le savais que les vacances (même a demi teinte) ce n'etait pas pour moi. Rien a faire, il y a toujours un truc qui cloche, c'est quand tu relâches un peu la pression que les emmerdes arrivent.

En tant normal, je serre les fesses prête a l'eventualite d'une catastrophe mais ce matin je me suis dit: allez, tu retrouves ton train train sécuritaire, tout va bien se passer.

Bah non, la tuile. Dans un certain sens je m'y attendais (cela aurait été trop beau) mais si cela avait pu me laisser le temps de respirer 2-3 jours, j'aurai été quand même contente. Le point positif, c'est que je n'ai pas vraiment pu relâcher complètement la pression et du coup il m'est encore facile de reprendre mes habitudes: gérer les emmerdes, celles des autres bien entendu.

Bon, pour le moment j'ai pas vraiment de solution miracle mais je cherche...lui apprendre a monter a cheval en cours accélérés, acheter une bicyclette, louer une voiture a chauffeur, me mettre moi même en chauffeur, le convaincre de faire du stop...

Bref depuis quelques heures, le Rital n'a plus de permis et est coince en Auvergne. Pas grave, il n'est qu'a 1000km de la maison.

Respire, respire, ça va passer.

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Posté par jugre à 19:59 - Les tempetes - Commentaires [1]

31 juillet 2013

Des lendemains qui chantent

vue de l'aigleEn fait rien n'a change. J'aurai bien voulu mais je n'ai pas pu.

Pourquoi? Il n'y a pas d'explicacion, les choses ne se sont pas faites, du moins pour le moment. Il y a des matins ou en me levant la petite voix disait que aujourd'hui c'etait le bon jour et puis les heures ont passe sans que rien ne s'est produit. C'est un peu le problème de vivre dans un quotidien bien rode, il est difficile de tout casser.

Et puis je me suis dit que cela allait s'arranger, que je devais faire en sorte que cela s'arrange. Cela a été le cas et demain sera mon premier jour de vacances, vacances payées, luxe inimaginable, toute première fois que cela m'arrive. Bien entendu, je ne pars pas c'est juste que ce sera journée complète a la Boutique. C'etait peut être comme une carotte pendue devant mon nez, mais j'ai tenu tant bien que mal et je vais enfin pourvoir profiter des avantages d'être salariée.

Le temps de ces vacances vont peut être me permettre d'envisager un autre futur, de saisir d'autres opportunités, de mettre en place un projet qui me tient a coeur: l'ouverture de mon cabinet de Kine...j'y pense depuis si longtemps. 

Durant mon absence ici, j'ai l'impression de n'avoir fait que de l'apnee mais demain je prendrai le temps de respirer a nouveau. Les touristes sont la, la chaleur et les embouteillages aussi pourtant cette année je ne les ai même pas vu, avant cette période me bouffait les nerfs mais la, je m'en fiche royalement. Les entendre se prendre la tète aux supermarchés, les voir rôtir sur la plage m'indifferent.

Il n'y en a pas moins, ils n'ont pas change, c'est mon regard sur eux qui est diffèrent. Je sais qu'ils ne font que passer, ils ne sont que des ombres qui disparaîtront complètement la période estivale finie. Mais avant que ce jour arrive, nous vivons tous en vase clos, dans la sphère familiale, sortons peu, délaissant momentanément nos endroits favoris de ballades ou de restaurants. Ermites de la cote au milieu de toute cette foule désordonnée.

Pas de télé ni d'internet, j'ai tout délaissé et ce n'est que lors de l'accident de train a Saint Jacques de Compostelle que j'ai repris peu a peu le chemin de la technologie non par manque véritablement mais plutôt par solidarité.

Demain, je souhaite qu'un nouvel élan de vie vienne me submerger, un nouveau souffle pour un autre quotidien, plus doux, plus tendre et surtout plus joyeux.

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Posté par jugre à 19:13 - La capitainerie - Commentaires [0]

24 juin 2013

Un quotidien a la psychose

sous la merCe n'est pas parce que je n'avais rien a dire mais parce que les mots qui sortaient étaient trop violents, trop sombres. Ils n'auraient pas reflétés ce qui se passaient vraiment, j'avais besoin de recul.

C'est en passant ce dernier week end en compagnie d'amis bien intentionnés a qui je n'avais jamais évoqué mon marasme professionnel que j'ai ouvert les yeux. Ce que je vis au quotidien n'est pas normal, ce que nous vivons tous la bas est effrayant et digne des pires scénarios.

Cela fait 2 mois maintenant que la nouvelle unité est ouverte, elle est dédiée a des personnes en discapacites mentales souffrant de lourds syndromes et prenant des traitements bons a vous mettre un cheval a terre..mais comme ils sont jeunes et fonctionnent au café/clopes pour en atténuer les effets secondaires, ils sont loins d'etre amorphes.

Il y a les portes blindes, des codes d'acces, des mesures de restriction mais nous sommes souvent seuls avec eux. Depuis l'ouverture, chaque semaine des collègues se font agresser physiquement, des tables volent, des portes sont défoncées et si (pour le moment) il n'y a pas eu de blesses, nous sommes toutes traumatisées par ce que l'on voit la haut, ce que l'on endure.  Par peur de perdre notre travail, nous avons encaissées, baissées la tête et avons fait de notre mieux pour calmer les situations mais dimanche soir, ça a dérapé...

soiree bleuLes filles ont du appelé le Samu, qui s'est déplacé mais a refuse de prendre en charge les résidents concernes, les médecins ont refuse de traiter tant que la situation n'etait pas sous contrôle, elles ont du appeler la Guardia Civil en dernier recours pour venir les protéger..non, cela ne peut plus durer.

Ce genre d'unité demande des moyens humains et financiers, une organisation semblable a celle des détentions. Lorsque j'en parle on pourrait se dire que tout cela n'est que du vent, que j'exagere mais malheureusement il n'en est rien. Les seuls conseils donnes par la direction sont un protocole de 200 pages(écrits par des gens assis bien tranquillement dans leur bureau, qui n'ont jamais mis un pied dans ce genre de centre) et "si vous voyez que cela dérape, enfermez vous dans le bureau (d'ou la porte défoncée), il y a de quoi rire...pour ne pas pleurer.

Alors ce matin, j'ai dit que je refusais de rentrer la bas, je ne suis pas une pièce de viande que l'on attise devant des fauves. Bien sur ils peuvent se comporter normalement (leur traitements fonctionnent...parfois) mais sur les 15 que l'on a, 2 ne sont pas stabilises et sont potentiellement dangereux pour nous mais aussi pour les autres résidents.

Comment a-t-on pu en arriver la? Je ne sais pas mais nous avons perdu le contrôle. La faute, car il faut un coupable revient a la direction qui loge paisiblement a 150km de la et qui ne veut pas employer plus de personnels qualifies. Comment peut on demande a des filles spécialisées en gériatrie de venir travailler en psychiatries sans formation, sans leur accord juste en jouant sur les licenciements.

Je vais au travail la boule au ventre chaque matin en me demandant ce qui va m'arriver aujourd'hui. Je suis kinésithérapeute mais pour eux je ne représente rien d'autre que 2 bras, 2 jambes dont ils peuvent disposer quand bon leur semble et ou ils veulent. J'aimerai bien les voir, ces bureaucrates enfermes la haut seuls avec eux et je leur dirai:

-"Ne vous en faites pas, si il y a un problème, courrez vous enfermez dans le bureau (avant qu'ils vous rattrapent et barricadez la porte avant qu'ils la défoncent)

Puis, calmement appelez le Samu et la Guardia Civil en expliquant calmement ce qui se passe (faites fi des bruits de chaises cognant les murs, des cris, des hurlements et rappelez vous les codes des téléphones car ils sont tous sécurisés)

Après vous sortirez posément de votre retranchement (ou sauterez par la fenêtre, c'est au choix) et irez leur ouvrir les portes, composerez les codes (attention aux projectiles et ne vous faites pas étrangler sur le chemin)."

Mais bien entendu, ils n'iront pas. En revanche dans la semaine, j'attends ma lettre de licenciement. 

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Posté par jugre à 19:05 - La vie sur terre - Commentaires [0]

22 mai 2013

Mauvaise pioche

montee au cielEn grandissant, en vieillissant, les gens que l'on fréquente changent, évoluent. On les rencontre pour la première fois dans la cour de l'ecole maternelle et on les suit au fur et a mesure que les enfants montent les échelons.

C'est ainsi que j'ai fait la rencontre, presque banale de nombreuses femmes, de nombreux couples. Aujourd'hui, 7 ans plus tard que sont ils devenus ces couples que je voyais la larme a l'oeuil confier leur précieux bipèdes a la maîtresse? Le constat est amère, rares sont ceux qui ont tenus le coup mais cette année c'est l'explosion des divorces, des séparations.

Dans la cour des grands, la semaine se divisent en deux, la majorité du temps, ce sont les mères qui viennent chercher les enfants, les vendredi ce sont les pères. Deux clans bien définis que l'on ne voit plus jamais ensemble et pour cause: ils ne sont plus ensemble.

Lorsque j'entends parles les femmes, leur ex, n'est qu'un moins que rien, ni un bon mari, ni un bon père, même pas capable de ramener de l'argent (amant, je n'en parle même pas cela fait des mois qu'ils font chambre a part). Lorsque j'ecoute les hommes, leur femmes ne sont qu'interessees, incapables de se remettre en question, de les soutenir, de les comprendre.

Ou est la vérité? Au final, cela m'importe peu, je constate simplement que le lien est brise, il n'y a plus de communication possible, l'enfant ou les enfants qu'ils ont en commun reste le seul motif de se rencontrer, quand cela est encore possible. Car il y a le divorce qui coûte un bras en frais d'avocats, les pensions alimentaires impayables puisque les pères ne travaillent pas, les menaces des mères qui si le père ne paie pas et bien il ne voit pas les enfants.

Combien sont ils a devoir rémunérer chaque visite et ne pouvant pas, et bien jette l'eponge. Je n'ai pas de jugement a avoir mais force est de constater que l'argent pourri toutes les relations. Lorsque les enfants concernes parlent, j'entends dans leur bouche les mots de leur mère, ils n'ont pas d'avis a eux, n'en ont pas le temps mais souffrent de ces échanges houleux.

Depuis des années, l'idee du mariage me révulse mais aujourd'hui je suis carrément réfractaire. Alors bien sur, l'idee se posera un jour pour mes gnomes, bien qu'il y ait le temps mais je sais qu'avant de les voir s'engager ils devront passer chez le notaire, ce sera le prix de ma bénédiction, écarter les problèmes pécuniaires pour pouvoir penser au reste, car ils se poseront un jour ou l'autre. 

Cette après midi en allant les chercher, je regardais tristement ces couples venant chercher leur enfants a l'ecole maternelle, combien seront encore ensemble dans quelques années? Si on en croit les statistiques, pas beaucoup. Tout d'un coup, je me sens vielle avec ma relation de 13 ans!

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Posté par jugre à 19:55 - Commentaires [0]

21 mai 2013

Une passion simple

pain1La cuisine, c'est une passion pour moi depuis quelques années déjà, un don de soi, un partage, une attention mais aussi un refuge. Lorsque je cuisine, pas les repas de tous les jours qui s'aparentent plus au calvaire qu'autre chose, cela m'apaise, me repose.

Lorsque je rentre du Centre, ma tête est remplie de bruits, j'ai besoin de retrouver "ma paix intérieure", d'occuper mes mains a quelques choses que j'aime, qui me procure du plaisir. Parfois je fais des gâteaux mais en ce moment c'est du pain, des brioches, des baguettes.

pain2Même si ma cuisine est toute petite, si je n'ai pas les machines qui vont bien, je me lance dans des recettes trouvées au hasard et bien notées (tant qu'a faire autant que cela soit bon).Peser les aliments, les mélanger, les malaxer, voir lever la pâte, l'enfourner et respirer l'odeur qui sort du four est devenu mon rituel du déjeuner.

Avant je ne faisais que regarder les photos pensant que c'etait pour les autres, celles qui ne travaillent pas, qui ont du temps a la maison en fait non, c'est facile, il faut juste être rigoureux dans les pesées ce qui n'est pas chez moi évident ayant tendance a tout faire a vu de nez.

Le soir lorsque je rentre, la maison embaume des parfums de farine, de chocolat, de cannelle,une odeur chaude et rassurante qui met tout le monde de bonne humeur. Le matin, je glisse dans le sac des gnomes un peu de ce que j'ai prépare la veille, je suis fière de me dire "c'est moi qui l'ai fait et c'est pour eux".

Je leur transmet dans ces papiers d'aluminium un peu de mon amour. 

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Posté par jugre à 19:09 - La vie sur terre - Commentaires [1]